Nous vivons un moment kafkaïen que seule l’histoire se chargera de décrypter.

Nous sommes 5 millions de camerounais, vivant à l’étranger, qui avons expérimenté dans nos pays d’accueil respectifs, le bonheur des peuples libres, la véritable démocratie dans des États de droit et la qualité de vie des Nations prospères.

Nous nous sommes mis à rêver de voir notre Patrie, le Cameroun, prendre résolument le chemin de la Liberté, de la Démocratie et de la Prospérité.

Nous avons expliqué que le peuple camerounais, comme tous les peuples de la terre, n’est pas né pour vivre, grandir et mourir dans la pauvreté, dans la dictature et dans la barbarie.

Nous avons pour nous faire entendre, fait recours dans nos pays d’accueil respectifs, dont beaucoup ont d’ailleurs acquis la nationalité, aux moyens d’expression que nous offrent les Lois de notre environnement institutionnel.

En toute légalité donc, nous manifestons, nous protestons… Si des violations de la loi sont constatées dans nos expressions de colères légitimes, nous en répondons comme dans tout État de droit, devant les instances compétentes.

Nos revendications ont un écho retentissant, notre désir d’avenir et de Justice est salué au Cameroun comme à l’étranger. De nombreuses institutions internationales en soutien, nous ont ouvert leurs portes. Certains d’entre nous, ont été chaudement félicités et soutenus…

Cette cause est devenue pour de nombreux camerounais de la diaspora, leur RAISON D’ÊTRE : récuser L’ENSAUVAGEMENT POLITIQUE du régime BIYA et promouvoir le DÉVELOPPEMENT.

Alors même que ces engagements pour un Cameroun meilleur sont salués, encouragés, le régime cleptocrate de Monsieur BIYA a choisi, comme à son habitude, de mentir à son Peuple, de casser le miroir que lui présente sa diaspora au lieu de s’y regarder.

Une Fatwa a été lancée contre tous ceux qui critiquent ou s’opposent au régime du satrape de Yaoundé dans la diaspora. Des fiches sont tenues pour chaque leader; une liste, sociologiquement très colorée est exploitée par les fins limiers de la police des frontières aux portes du Cameroun, dans l’optique de piéger et d’arrêter tous les opposants présumés. Certains en ont déjà fait les frais, Patrice Nganang , Wilfried Siewe… Leur crime : avoir exercé leur liberté de dénoncer…

LE CAMEROUNAIS DE LA DIASPORA SOUMIS À DEUX ORDRES JURIDIQUES

Aujourd’hui, de manière tapageuse, les autorités camerounaises, par la voix de leur représentant en France, ont dit avoir accordé à l’opposante activiste Caroline Pegang , l’autorisation spéciale d’accompagner au Cameroun, la dépouille de son cher époux , de regrettée mémoire, Claude Bernard Tiani Tchanga .

Ainsi s’illustre sur le plan international, cet État barbare, décomplexé : des gens vivent dans un pays dans lequel ils expriment librement leur opinion sur la marche du monde et spécialement sur leur pays d’origine, mais il est décidé à mille lieux de là de ce qu’ils ont le droit de dire ou d’écrire…

En clair, si on est camerounais vivant à l’étranger, on est soumis à deux ordres juridiques qui sont d’une part, celui du pays d’accueil et d’autre part, celui du Cameroun. Deux ordres juridiques qui peuvent être antagonistes car ce qui est accepté et toléré en France ou aux USA, ne le sera pas forcément au Cameroun… On peut donc être amené à répondre au Cameroun d’un acte qui à l’étranger procède simplement de l’exercice des libertés, si on se risque à franchir les frontières de cet État voyou.

Ce qui signifie que le Cameroun, en plus de brader ses matières premières notamment aux puissances étrangères, s’ingénie désormais à exporter sa barbarie. L’ordre public du pays dans lequel réside un ressortissant camerounais, se définit aussi à l’égard de ce résident spécial par rapport à la loi camerounaise, la loi des gouvernants.

Le Camerounais émigrant a donc de ce point de vue moins de droits que les autres étrangers vivant dans le même espace. Désormais, son séjour au Cameroun est conditionné par une très spéciale autorisation, à défaut de quoi il risque de se voir appliquer la loi du pays d’origine. La liberté d’aller et venir pour tout opposant de la diaspora est tributaire de la très spéciale onction du pouvoir politique.

JOUIR DE LA LIBERTÉ POUR TOUT HOMME NE SAURAIT S’ACCOMODER D’UN RÉGIME DE FAVEUR ET D’AUTORISATION.
AUCUN ESPRIT LIBRE NE PEUT ACCEPTER UNE LIBERTÉ OCTROYÉE SELON LES DÉSIRS SEIGNEURIAUX DE BIYA.
LES CAMEROUNAIS, ASPIRENT À VIVRE DANS UN VÉRITABLE ÉTAT DE DROIT
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Me Amedee Dimitri Touko Tom

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